LA VIOLENCE CONJUGALE


La violence conjugale est toute forme de violence physique, sexuelle, psychologique ou économique des époux ou personnes cohabitant ou ayant cohabité et entretenant ou ayant entretenu une relation affective et sexuelle durable. Elle nuit généralement au bon fonctionnement du couple et engendre une relation de domination. En fait, il s’agit d’un processus au cours duquel, l’un des partenaires, généralement l’homme (désolé messieurs, mais les études le prouvent), recourt à la force, à la menace, à la contrainte, ou à tout autre moyen de pression ou de maltraitance pour instaurer et maintenir une supériorité.

 

Les manifestations de la violence conjugale.

Comme nous venons de lire dans la définition plus haut, la violence conjugale peut se manifester sous différentes formes :

1)     Physique : coups (coups de poing, de pied, strangulation, gifles….), blessures, bousculade, mutilations, brûlures. On peut aller jusqu’au meurtre. La séquestration s’inscrit dans cette rubrique en tant que privation de liberté.

 2)      Psychologique : injures, intimidation, humiliation, dévalorisation, isolement, le refus de parole, les critiques incessantes, les remarques désobligeantes

 3)      Sexuelle : viol conjugal, agression sexuelle, proxénétisme.

 4)      Economique : confiscation de revenu, privation de ressources financières.

  

Impacts de la violence conjugale sur les victimes.

La violence conjugale peut avoir des conséquences sur la santé physique, la santé mentale et les activités socio-économiques de la victime : des gifles à répétition (en veux-tu, en voilà !) peuvent être la cause de beaucoup de maux de têtes. Également, une peur constante engendre des ulcères, de l’hypertension artérielle, l’insomnie, la dépression, les cauchemars, la perte d’appétit en plus d’autres maladies mentales. Les personnes victimes ont une mauvaise image d’elles-mêmes, éprouvent de la honte et la peur. Elles vivent dans un état de stress permanent qui poussent à recourir à l’alcool, la drogue ou des idées suicidaires. Souvent, on remarque une baisse de rendement dans les activités économiques, ce qui les amener à perdre leur emploi, donc au chômage.

Impacts de la violence conjugale sur les enfants.

Les enfants qui assistent à des scènes de violences conjugales présentent ordinairement des troubles comportementaux, une baisse de rendement scolaire, des troubles socio-affectifs pouvant perdurer à l’âge adulte et parfois ils dépressifs. On peut observer chez eux également un manque d’affirmation de soi, de l’hyperactivité. Aussi (et malheureusement !), ils reproduisent des modèles relationnels de leurs parents. On ne peut pas donner ce qu’on n’a pas!

Que faire en cas de violence conjugale?

Si vous êtes victime de violence conjugale:  

·         Ne gardez pas le silence, soit par peur ou par honte (ou encore par amour. Je comprends aisément que vous affectionnez votre homme ou votre femme; votre amour ne lui sera d’aucune utilité s’il/elle vous tue en fin de compte. Votre vie compte aussi au cas où vous l’auriez oublié). Et puis, pourquoi, avoir honte? Laissez ce sentiment à l’autre partie (s’il lui arrive encore de sentir ces choses), c’est lui/ou elle qui se comporte en goujat.

·         Portez plainte à la police ou aux instances judiciaires. Un peu partout dans le pays, vous trouverez un sous-commissariat, un point focal protection, le CASEC pour la section communale. C’est vrai, certaines fois, la police ou la justice ne veut pas se mêler des disputes de famille, mais exigez que l’on vous reçoive et prenne votre plainte ou déclaration. Le papier vous sera utile en cas où l’autre partie vous accuse d’abandon du toit familial

·         Recherchez du soutien auprès des organisations de femmes, les groupes communautaires, l’église, le voisinage, la famille.

·         En cas de danger, refugiez-vous dans un lieu sûr, tel qu’une maison d’hébergement, chez les voisins (ne dit-on pas vwazinaj se dra blan, eh bien autant vous en couvrir). Partez avec vos papiers officiels et documents importants (carte d’identité, passeport, acte de naissance ou de mariage…..) et si possible, les éléments de preuve. songez à emporter vos affaires essentielles et celles de vos enfants. Et par-dessus tout, signalez votre départ à la police pour éviter de vous faire traquer comme un vulgaire voleur.

En tous cas, faites l’effort de bien vivre votre vie de famille ou de couple, je ne suis pas encore mariée mais je côtoie beaucoup de couples mariés. Je peux vous donner quelques conseils en fonction de mes observations:

·         discutez ouvertement et honnêtement de tout et particulièrement des situations difficiles.

·         mettez en place des rituels d’amour et d’amitié gratifiants.

·         Ayez des projets communs.

·         Faites des compromis.

 

Bon je vous souhaite bonne vie conjugale epi banm bon egzanm pou m ka swiv nou. 

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Publié le juillet 9, 2015, dans Promotion des droits de la femme, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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